VIVANTS
Dans une ruelle sordide,
Dans une ville vide,
Levez la tête,
Oubliez la bête,
Rêvez un peu,
Fermez les yeux.
Pour mieux voir
Il faut y croire.
Projecteur factice, la lune éclaire le tableau.
Deux nouvelles étoiles brillent dans son halo.
Un prodigieux saut,
Un entrechat de trop.
Rudolph, envolé,
Danse, danse sans s’essoufler.
Ecoutez dans le lointain
Une musique va et vient,
Toute de tendresse,
Toute de caresse.
Accompagnant vos amours homo
Cyril joue sans trêve sur son piano.
Tels des diamants
Vos souvenirs, vos amours errants
Font un jardin de pleurs,
Une rivière de fleurs
Les cernant de lumière
Dans une aura de prières.
Morts, me direz-vous.
Non… Vivants à jamais.
Vivants pour l’éternité.
La nuit s’achève,
Le jour se lève.
Vite, prenons un autre rendez-vous.