LE RIRE N’EST PLUS DE MISE L’univers gay a cessé de rire, Reniant ses utopies, des délires. Finis les manifs de revendication, Les débats pour la liberté. On milite pour l’insertion, Les vertus de la machine à laver, Des rencontres passagères Et du droit à être une ménagère. Le droit de vivre libre dans le respect Laisse place aux intérêts d’être pacsés. Plus de strass, de paillettes. L’heure est à la layette. Oubli des sacrifiés d’antan, De la réalité présente des camps. Où est passé le temps Où l’important Etait de rire de tout, De sourire envers et contre tout, De riposter avec humour En taisant ses navrantes amours. Rire de plus belle Aux piques dôles mais cruelles. Victime d’un trait acéré Lancé avec brio. Crier, le premier, bravo ! Cacher ses souffrances, son désespoir Sous le masque de la dérision. Dissimuler avec élégance ses déceptions. Jouer la star, sans y croire. Avancer à visage découvert, Face aux avanies de l’intolérance. Se savoir frère. Etre soi, dans la différence. L’univers gay n’est plus. Il veut être reconnu.
Politique Soudain couvrant la musique S’échangent des diatribes, Bientôt fusent des noms d’oiseaux Mettant en doute, les mœurs de l’un Où l’honnêteté d’une mère. L’objet de ces invectives : La politique ! Sujet banni Sujet honni Dont je percevais quelques bribes. L’un se voulant tribun Place avec véhémence ses arguties Développant ses théories Ou il est question de veaux ! L’autre expose son panégérique Vantant l’élégance et le physique D’un candidat ! Le ton monte tant se vident les verres Donnant ainsi plus de poids Aux vertus de la famille et de la loi. Au nom du monopole du cœur Du bien fondé des travailleurs L’on vitupère sur l’assistanat Se traitant de fainéant….. de crapaud ! Et pendant ce temps là Messieurs les politicards Loin des indiscrètes caméras Oublieux de leurs moultes dérives Se gobergent hilares Aux frais de …. Vous et moi Se partageant le gâteau Qu’ils Appèlent l’hexagone.
Regrets et remords Vivre sans regrets ni remords Pourvoyeur de la mort. D’une idéologie dévoyée Se croire le héros Mais agir en bourreau. Etre tortionnaire Arguant la défense du prolétaire, Le sommeil serein. Détruire du ciel Défier les hommes, le soleil Sur de son bon droit. Faire une aveugle guerre Dévaster la terre Au nom d’une quelconque déïté. Caresser un chien Du sang sur les mains Sourire à un enfant. Vivre sans étât d’âme Défenseur d’infames lois.¨ Puis un jour parfois Découvrir le goût des larmes Se reconnaître instrument de l’horreur De la tragédie, l’organisateur. Vivre avec des regrets, des remords A l’ombre de la mort. [./societe1.html]
[./societe4.html]
[./index.html]
[Web Creator] [LMSOFT]